Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du décembre, 2024

Un embryon pourtant

Je soigne les plaies des pierres Elles chantent dans leurs plaintes Qui se confondent à mes rires    Quand le fond de ma gorge se peuple de tes soldats  Un embryon pourtant dans chacune de mes phrases  Celles qui parlent de toi n'en finissent plus de naître

les chapkas motif léopard

tout n'est qu'amour et tu le sais  pour la route peut-être quelques nausées  le dedans cogne, et fort et fort tout n'est qu'amour et tu le sais quand le silence meurt aux portes des armées que tu déploies dans ton ventre quand j'aboie comme une chienne mal nourrie moi aussi j'ai levé des armées pour ne rien mériter tout n'est qu'amour et tu le sais quand mes yeux cherchent à tes yeux la vérification de ce qui ne cesse de disparaître en même temps que cette chose ne cesse de grandir tout n'est qu'amour et tu le sais en cachant que tu le sais tu te tais tu te trahis et tu te trahis et tu te tais la peur à ton portail dégouline elle passe entre les barreaux, facile tout n'est qu'amour et tu le sais tentant d'enfermer ce qui ne s'enferme pas réussissant à bloquer ce qui ne fait pas bloc en te détournant tu sais tu te retournes et la colère et la colère  et la douceur et la douceur tout n'est qu'amour et tu le sais le mou trop ...

Rêvez, cette nuit, SVP.

 Pour une fois qu'il est là, le soleil, ça mérite d'être nommé. Il passe devant chez moi, c'est où chez toi, un peu plus loin. J'ai lu dans vos pensées sans ratures. Il ne faut pas oublier les paroles du chant de notre vie. J'ai beaucoup de papiers en moi. Je m'en souviens mieux en couleurs. Il est revenu épuisé, je siffle, il grandit. J'ai déjà donné mon vers au berger. Regarde les pousses du rosier. On est nombreux, et c'est bien. Je n'ai plus envie de penser à ça. Le temps, tu vois le temps ? Et bien, ça n'existe pas. Le temps n'existe pas. J'ai mal au bras et il y a des vautours par ici. Rapprochez-vous. Voyez s'il y a du coton, du chanvre, n'importe quoi. Rêvez, cette nuit, SVP.

verbe

 le cristal je me retrouve, de mon existence, dos à dos, avec la nuit. un verbe a été mangé tu  il n'y a plus de verbe tu  ton verbe était tu  Désormais mon verbe  est tu.

NOVEMBRE 2024

  NOVEMBRE 2024 “Se regarder dans la glace et se dire ravie : comme je suis mystérieuse. Je suis vraiment délicate et forte. Et l’arc des lèvres garde l’innocence.” / “Tout me semblait bizarre, y compris moi-même.” Clarice Lispector, Chroniques Rémi m’a offert Voyage au centre d’un cerveau d’autiste de Babouillec, je l’ai lu en vingt minutes le lendemain matin. De ces livres offerts qui font mouche, totalement. “En route pour nulle part, falsifiés d’identité, libres de disparaître, les expatriés mentaux sillonnent la ligne de démarcation entre le réel, l’imaginaire, l’obscurité, la lumière.” On m’a offert du texte pour mon anniversaire, sous toutes ses formes. Offrir du texte, c’est bien. Être écrivaine c'est passer son temps à en offrir, finalement. C'est alors apaisant d'en recevoir aussi. “Les opinions ne doivent pas franchir le seuil de l’écrit car ce sont les fleurs qui se fanent le plus vite” Pierre Michon. Je me garde ça pour l'écriture de mon roman. “Dire sa nu...

écraser l'horloge

 j'ai grandi appris à courir conduire j'ai peins des escargots en bleus arrosé des peaux  guidé les vaches j'ai assuré la grandeur  en décalant le langage  vers toi j'ai compris que tu ne voudrais pas construire de maison avec moi  si tu ne cassais pas quelques murs dans la tienne j'ai marché sur le perron le front cassé d'arbalètes primitives dont la décoche retarde minute j'ai scié des limaces en deux pour repérer leur abdomen savoir où le cancer commence réparons le silence je t'en pense capable arrête de divorcer à longueur de journée divorce d'avec ton écorce écorche les soupes que tu n'as pas mangées car je ne te les ai pas préparées tu m'as fait des petits plats sans les grands sans ceux du futur la grappe de raisin de septembre n'a as passé novembre  la mort l'anniversaire la seule quelques graines quelques voyages au cœur d'un cerveau quelques boules à neige pourtant sèment l'espérance ce mot qu'on voudrait effacé...