Accéder au contenu principal

les chapkas motif léopard

tout n'est qu'amour et tu le sais 

pour la route peut-être quelques nausées 

le dedans cogne, et fort et fort

tout n'est qu'amour et tu le sais

quand le silence meurt aux portes des armées

que tu déploies dans ton ventre quand

j'aboie comme une chienne mal nourrie

moi aussi j'ai levé des armées pour ne rien mériter

tout n'est qu'amour et tu le sais

quand mes yeux cherchent à tes yeux

la vérification de ce qui ne cesse de disparaître

en même temps que cette chose ne cesse de grandir

tout n'est qu'amour et tu le sais

en cachant que tu le sais

tu te tais tu te trahis et tu te trahis et tu te tais

la peur à ton portail dégouline

elle passe entre les barreaux, facile

tout n'est qu'amour et tu le sais

tentant d'enfermer ce qui ne s'enferme pas

réussissant à bloquer ce qui ne fait pas bloc

en te détournant tu sais tu te retournes

et la colère et la colère 

et la douceur et la douceur

tout n'est qu'amour et tu le sais

le mou trop mou où s'enfoncent les projets

le sur-place de la place de l'horloge

la mariée qui vient entre nos deux mains

nos gentilles bousculades sur un coin de table de l'histoire

les chapkas motif léopard qui pourtant si piteuses et abandonnées

réchauffent mieux nos froideurs que nos meilleurs feux

l'évidence niée malmenée maltraitée

le gâchis de nos années

l'anniversaire de nos envies

la mer est là le monde est là 

et il crie

tout n'est qu'amour

tout n'est qu'amour 

tout n'est qu'amour

et tu le sais

tout n'est qu'amour

tout n'est qu'amour 

tout n'est qu'amour

et tu le sais


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Chicane, ta voix est capable de transformer le monde

J'ai écrit ce texte à propos du spectacle JOYEUX ANNIVERSAIRE CHICANE, de la compagnie Carte Vitale Acceptée.      La première chose que Chicane fait, c’est chantonner. Plus exactement, il fait des bruits comme des bruissements de plaisir, mais il en ressort, si l’on tend son oreille sensible, de la musicalité. Tout un paysage sonore (au sens de R. Murray Schafer) apparaît, il est indéniablement rythmique et musical. Et il se raconte chez certains que le chant est toujours le début d’un cri.  Non, ce n’est pas la première chose qu’elle fait. Ah bon ?  Non. Alors c’est quoi ? C’est dire “moi”.  Chanter et dire “moi”, est-ce que c’est pas la même chose ? De toute façon, la plupart du temps, Chicane cherche ses mots. Il nous dit “alors alors alors alors alors” et nous le répète “alors alors alors alors alors” comme si il allait constamment  se passer quelque chose Chicane est constamment  au bord du langage au bord de la chose le bord la frontière Pa...

MAI 2025

Beaucoup de musique ce mois-ci. Beaucoup de rythme en moi. Je deviens musique par endroits. https://youtu.be/fI3gQo_SFK0?si=rMn1tqggBI0nGEk- https://youtu.be/HmLk2vSXXtk?si=_eokDMz_Wm_yM1IW   https://youtu.be/pxr22ih0r9A?si=SwWYc1A4EnMlX4g1   On regarde autour de soi et on voit un monde impénétrable, incompréhensible. Alors, soit on lève le poing, soit on dit Hallelujah. J’essaie de faire les deux. - Leonard Cohen. Je crois que je prie quand je lis. Je m’y attendais pas à celle-là. Il ne me reste plus que moi à devenir. II dit que je devais faire très atten tion car si la vie s'écoulait apparemment comme un  fleuve, des montagnes vers la mer, elle courait en même  temps dans le sens inverse remontant vers sa source. -  Abel de Baricco Il est des effondrements qui sont immobiles. -  Cedric Le Penven  Toutefois Pour aussi dérisoires qu'on soit Vivre est une grâce - Christophe Manon Lorsque l’on apprécie la solitude, on apprécie la compagnie des autres sa...

Je n'ai plus envie que mon chant s'appelle silence

 Se terre Plus qu’une poésie du silence, j’ai le sentiment que ma poésie est une poésie qui se tait. Le silence désigne directement un espace sans paroles, alors que le se taire désigne un espace sans paroles en tant qu’il est empêché soit involontairement, soit volontairement. Il y a un endroit que de toute façon ma poésie ne peut pas dire parce qu’elle ne sait pas. J’écris parce que j’ignore. Alors, peut-être qu’en plus d’être une poésie de la terre, ma poésie est une poésie du se taire. Plus qu’une poésie de ma terre, ma poésie ne fait que se terre. La poésie, une parole qui se tait. Qui toujours cherche à se taire un peu, se cacher. Elle se tait, se terre, s’enterre. Je me mets à terre, je me mets à taire, tout en écrivant, car néanmoins, il y a un endroit qu’elle sent à défaut de savoir, et qu’elle souhaite dire en dépit de cette ignorance. Ses mots sont chargés de ce double mouvement. J’écris sous le coup de cette étrangeté. Il y a du silence dans le cri Cri et silence ont ce...