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écraser l'horloge

 j'ai grandi appris à courir conduire

j'ai peins des escargots en bleus

arrosé des peaux 

guidé les vaches

j'ai assuré la grandeur 

en décalant

le langage 

vers toi

j'ai compris que tu ne voudrais pas

construire de maison avec moi 

si tu ne cassais pas quelques murs

dans la tienne


j'ai marché sur le perron le front

cassé d'arbalètes primitives dont

la décoche retarde

minute


j'ai scié des limaces en deux

pour repérer leur abdomen

savoir où le cancer commence

réparons le silence

je t'en pense

capable


arrête de divorcer à longueur de journée


divorce d'avec ton écorce

écorche les soupes que tu n'as pas mangées

car je ne te les ai pas préparées

tu m'as fait des petits plats

sans les grands

sans ceux du futur la grappe

de raisin de septembre

n'a as passé novembre 

la mort l'anniversaire la seule


quelques graines

quelques voyages au cœur d'un cerveau

quelques boules à neige

pourtant

sèment l'espérance

ce mot qu'on voudrait effacé de chaque poème


dans la nuit vide

dans la nuit vide 

dans la nuit vide


aspir

respir

aspir

vir

rir

fuir

dir

aspir

pir


deux, deux, deux

trois fois deux

on pourrait quatre


moi, devenir molle

ne plus rien attendre

glisser sur ce qui arrive

ne plus rien mesurer

écraser l'horloge


écrase

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Je veux que tu restes longtemps mon maintenant.

Fissure dans roche. Je suis devant fissure dans roche. Grimper l'état actuel du tout dire. Tu es fauteuil. Je suis dehors. J'aime je crois la fissure. J'use je vois la blessure de nous. Elle est, et en même temps, elle a. Orienter anatomiquement le tenir. Je tourne autour je tourne autour tu. Tu es dans fauteuil. Fissure dans velours.  Tu tournes autour tu tournes autour je. Mais sans bouger. Je ne veux pas imaginer ton squelette. Tu ne bouges tellement plus que je ne te vois plus. Que je ne vois plus notre blessure. Cachée dans fissure dans roche la blessure peut-être ? Il n'y a pas d'ophtalmologie de la vie. Il n'y a pas d'ophtalmo du cœur. Géologiquement nos âmes comme des brèches. On s'y lance, viens on y va, tu me dis "va" "va" "va" "va" Variable ou immuable minéralité de l'attente joyeuse de tes bras. Tu es la personne la plus maintenant que je connaisse. Tu es mon maintenant depuis longtemps maintenant. ...

Tu fenêtres enfin.

Un sol mou.  J'ouvre les bras. J'enfonce les pieds. J'ai froid. Je chante. Je coeur. Je poème. Je peux, peins, pars, non pars pas. Je reste, ris, rame, rate. Réellement je réelle. Je vrai, vire, vois, vite. Vers toi je vais. Tu es, haut, haie, eau. Tu rivières ma rivière. Tu es réel. Tu vis vibre et vocifère.  Je porte en fer, tu fermes.  Tu ouvriras. Tu fenêtres enfin. Mon soleil soleille.  Je canapé, je sucre, tu sel. Nous, paix.

MAI 2025

Beaucoup de musique ce mois-ci. Beaucoup de rythme en moi. Je deviens musique par endroits. https://youtu.be/fI3gQo_SFK0?si=rMn1tqggBI0nGEk- https://youtu.be/HmLk2vSXXtk?si=_eokDMz_Wm_yM1IW   https://youtu.be/pxr22ih0r9A?si=SwWYc1A4EnMlX4g1   On regarde autour de soi et on voit un monde impénétrable, incompréhensible. Alors, soit on lève le poing, soit on dit Hallelujah. J’essaie de faire les deux. - Leonard Cohen. Je crois que je prie quand je lis. Je m’y attendais pas à celle-là. Il ne me reste plus que moi à devenir. II dit que je devais faire très atten tion car si la vie s'écoulait apparemment comme un  fleuve, des montagnes vers la mer, elle courait en même  temps dans le sens inverse remontant vers sa source. -  Abel de Baricco Il est des effondrements qui sont immobiles. -  Cedric Le Penven  Toutefois Pour aussi dérisoires qu'on soit Vivre est une grâce - Christophe Manon Lorsque l’on apprécie la solitude, on apprécie la compagnie des autres sa...