Lorsque je me réveille, je réveille les cauchemars avec moi. Ils sont derrière mes oreilles. Si vous me regardez bien, là, par exemple, vous les percevez. Normalement, vous devriez voir quelques insectes maladifs. Un scorpion, une poule et un bébé. Des peurs de passé et des soupières cassées. Avec un œil dedans. Sous mes pieds, voyez les braises de mes aventures. Un jour, je me suis réveillée désobéissante à la loi du rond. Je n’entendais plus aucun grelots. Je n’entendais plus aucun parent. J’entendais peut-être un enfant. Mais ce que j’entendais surtout était un appel. Je l’ai ignoré. J’ai tout ignoré, ce qui m’a aussi fait ignorer l’ours. J’ai ignoré l’ours en moi. C’est alors qu’il a commencé à venir la nuit en plus de venir le jour quand je piétine sur les pierres. J’ai, alors, vécu avec. L’ours est venu peupler mes nuits. Il m’a chuchoté que je pouvais parlurer. Qu’en parlurant je pourrai quitter le flou dans lequel j’étais depuis l’enfance. Mon enfance floue pour laq...
arrêter de lutter remettre de l’ordre dans la bataille de la pensée mais j’ai trop détesté le désordre je dis marécage des îles parfois centenaires et des petites mottes de terre qui dépassent de l’eau en bonne occidentale j’ai voulu les conquérir il ne faut pas la solution, laisser pousser ces terres les laisser surgir de l’eau même si l’archipel devient non navigable impossible à traverser sereinement il faut le traverser oui mais pas sereinement qu’est-ce que c’est sereine ? c’est de la merde pour écrire il ne faut pas être sereine faut que ça déborde en faire gicler partout toute cette pensée atemporelle non linéaire simultanée cerveau fou et très logique à la fois permet d’écrire partout sur toutes les parois de l’intérieur de mon corps les rues de l’intérieur de mon corps c’est du streetart sous l’épaule j’ai des abandons dans le ventre des ruralités dans le pied des trucs pas propres une bouche-fumier peut-être que parfois c’est des égouts oui et pas des marécages pas grave faut...