Pour une fois qu'il est là, le soleil, ça mérite d'être nommé. Il passe devant chez moi, c'est où chez toi, un peu plus loin. J'ai lu dans vos pensées sans ratures. Il ne faut pas oublier les paroles du chant de notre vie. J'ai beaucoup de papiers en moi. Je m'en souviens mieux en couleurs. Il est revenu épuisé, je siffle, il grandit. J'ai déjà donné mon vers au berger. Regarde les pousses du rosier. On est nombreux, et c'est bien. Je n'ai plus envie de penser à ça. Le temps, tu vois le temps ? Et bien, ça n'existe pas. Le temps n'existe pas. J'ai mal au bras et il y a des vautours par ici. Rapprochez-vous. Voyez s'il y a du coton, du chanvre, n'importe quoi. Rêvez, cette nuit, SVP.
J'ai écrit ce texte à propos du spectacle JOYEUX ANNIVERSAIRE CHICANE, de la compagnie Carte Vitale Acceptée. La première chose que Chicane fait, c’est chantonner. Plus exactement, il fait des bruits comme des bruissements de plaisir, mais il en ressort, si l’on tend son oreille sensible, de la musicalité. Tout un paysage sonore (au sens de R. Murray Schafer) apparaît, il est indéniablement rythmique et musical. Et il se raconte chez certains que le chant est toujours le début d’un cri. Non, ce n’est pas la première chose qu’elle fait. Ah bon ? Non. Alors c’est quoi ? C’est dire “moi”. Chanter et dire “moi”, est-ce que c’est pas la même chose ? De toute façon, la plupart du temps, Chicane cherche ses mots. Il nous dit “alors alors alors alors alors” et nous le répète “alors alors alors alors alors” comme si il allait constamment se passer quelque chose Chicane est constamment au bord du langage au bord de la chose le bord la frontière Pa...
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