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Articles

Un système dans le système

Dans une sorte de rapport au monde qui peut rappeler, malgré les différences culturelles, celui des chamanes, la poétesse incorpore en son être les choses sans hiérarchisation : le sale, le circulaire, l’air, le chaud, le froid, la lumière, le bulbe, la maison, le mouvement, la durée, la métamorphose ou le protéiforme, le rythme, la fente, le liquide, la fibre, la noirceur, la maladie. Elle ne choisit pas entre tout ça, elle accumule, palimpseste, des relations à tous ces motifs qui font la grande planète. Son corps est un système dans le système qui instaure une poétique de l’espace pour y déceler des intentionnalités multiples, entrer en relation avec celles-ci afin de tenter d’accéder à l’invisible. 

La chorégraphie des coeurs

Au cœur du cœur du granit le milan des pierre les amis des immortelles l'équilibre de quatre appuis forme un bouquet dans le vent  le pont ne dit rien et quelques rires ne suffisant pas il en faut mille par heure et nous en sommes capables et nous en sommes capables la source est un refuge et le refuge est la source le départ des fleurs les courses contre rien un chiffre qui dépasse dix  fait apparaître les joies faciles la chorégraphie des cœurs, rodée sans être routinière, propose le seul spectacle qu'il vaille peut-être la peine de voir puisqu'il se vit, l'amour

Les yeux noirs sont entièrement noirs

 Les yeux noirs sont entièrement noirs, je les vois vivre à côté, interagir. Replay, replay, repli. Impressionamment générer la proie d'émotions. Constater la méchante violence. Angéliquement obtenue par silence. Inpromptue distance armée d'un balai. Les cils noirs sont entièrement noirs, je les vois battre à côté, séduire. Replay, replay, rempli. Sincèrement embrasser la grande ourse. Recevoir signes d'amour petits. Terminalement poussée par le terreau personnel. Incongru phénomène installé dans la tête.

JUILLET 2024

  « Si l’hégémonie nous fige dans son imaginaire, ses signifiants, sa pulsionnalité, l’art, aussi bien que les sciences sociales – quoique très différemment -, peut entreprendre de nous en extirper. Pour peu qu’il s’en donne les moyens : qui passeront par un travail imaginaire et langagier analytiquement informé. Oui, c’est bien l’imagination et la langue qu’il faut travailler, mais dans le sens d’une précision sociale-historique. » Sandra Lucbert, Défaire voir Ce mois-ci, Adèle Haenel, Claire Tabouret et Rebecca Warrior ont accompagné mes pensées. Je n'ai pas eu le temps de prendre de notes : vacances... La littérature ne doit pas être politique, il faut juste incorporer du politique dans la littérature Ursula Le Guin, Le Langage de la nuit : “L’art, comme le sexe, ne peut pas être pratiqué indéfiniment en solo.” 

Bulletins météos #2 #3 #4

# Météo voyageuse d’affaire jetlaguée. Pays basque rêvé sur les coups de onze heures Joindre les deux bouts à La Rochelle sur les coups de midi. Aprem passé à force de “prenez la journée pour y réfléchir”  Sur les coups de cinq heures Libourne un porto appeler le mari Des cacahuètes non ce sera tout merci. La terre a tourné le soleil s'est couché. # Météo par tranche de deux heures ces temps-ci.  Envie de poste à responsabilité 4 à 6  Transgresser la loi 6 à 8 Simplement faim 8 à 10. # Temps agité sur le pays. On conservait un temps bien gris mercredi mais ce jour bien perturbé avec des passages nuageux sur la moitié France du monde Avec des pointes dépassant l’entendable.  Les hommes et les femmes habitant l’Elysée paraissent outrepasser les normales de saison dans le plus grand des calmes.