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Bulletins météos #2 #3 #4

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Météo voyageuse d’affaire jetlaguée.
Pays basque rêvé sur les coups de onze heures
Joindre les deux bouts à La Rochelle sur les coups de midi.
Aprem passé à force de “prenez la journée pour y réfléchir” 
Sur les coups de cinq heures Libourne un porto appeler le mari
Des cacahuètes non ce sera tout merci. La terre a tourné le soleil s'est couché.

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Météo par tranche de deux heures ces temps-ci. 
Envie de poste à responsabilité 4 à 6 
Transgresser la loi 6 à 8
Simplement faim 8 à 10.

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Temps agité sur le pays.
On conservait un temps bien gris mercredi mais ce jour
bien perturbé avec des passages nuageux sur la moitié France du monde
Avec des pointes dépassant l’entendable. 
Les hommes et les femmes habitant l’Elysée paraissent outrepasser les normales de saison dans le plus grand des calmes.

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Chicane, ta voix est capable de transformer le monde

J'ai écrit ce texte à propos du spectacle JOYEUX ANNIVERSAIRE CHICANE, de la compagnie Carte Vitale Acceptée.      La première chose que Chicane fait, c’est chantonner. Plus exactement, il fait des bruits comme des bruissements de plaisir, mais il en ressort, si l’on tend son oreille sensible, de la musicalité. Tout un paysage sonore (au sens de R. Murray Schafer) apparaît, il est indéniablement rythmique et musical. Et il se raconte chez certains que le chant est toujours le début d’un cri.  Non, ce n’est pas la première chose qu’elle fait. Ah bon ?  Non. Alors c’est quoi ? C’est dire “moi”.  Chanter et dire “moi”, est-ce que c’est pas la même chose ? De toute façon, la plupart du temps, Chicane cherche ses mots. Il nous dit “alors alors alors alors alors” et nous le répète “alors alors alors alors alors” comme si il allait constamment  se passer quelque chose Chicane est constamment  au bord du langage au bord de la chose le bord la frontière Pa...

Joyeux anniversaire au monde

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Je n'ai plus envie que mon chant s'appelle silence

 Se terre Plus qu’une poésie du silence, j’ai le sentiment que ma poésie est une poésie qui se tait. Le silence désigne directement un espace sans paroles, alors que le se taire désigne un espace sans paroles en tant qu’il est empêché soit involontairement, soit volontairement. Il y a un endroit que de toute façon ma poésie ne peut pas dire parce qu’elle ne sait pas. J’écris parce que j’ignore. Alors, peut-être qu’en plus d’être une poésie de la terre, ma poésie est une poésie du se taire. Plus qu’une poésie de ma terre, ma poésie ne fait que se terre. La poésie, une parole qui se tait. Qui toujours cherche à se taire un peu, se cacher. Elle se tait, se terre, s’enterre. Je me mets à terre, je me mets à taire, tout en écrivant, car néanmoins, il y a un endroit qu’elle sent à défaut de savoir, et qu’elle souhaite dire en dépit de cette ignorance. Ses mots sont chargés de ce double mouvement. J’écris sous le coup de cette étrangeté. Il y a du silence dans le cri Cri et silence ont ce...