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MARS 2026

"J’entre ici en tremblant, dans l’oraison des fleurs, / j’entre tout doucement, comme un fantôme, en chuchotant : / faites de la magie ou ne faites plus rien." Orée Li, Primevères fantômes

“ENOUGH ! we’re tired, my heart and I. We sit beside the headstone thus, and wish that name were carved for us.” Elizabeth Barrett Browning 

“Le plus rapide d’entre nous déambule tout de même avec une belle doublure de bêtise” George Eliot

“Dès que nous avons appris à écouter les arbres, la brièveté, la rapidité et la précipitation enfantine de nos pensées a fait jaillir en nous une joie incomparable.” Hermann Hesse

“Le geste orienté vers l’art de la frappe et du silence a pour but de transcender le meurtre primordial, le rythme étant l’une des formes fondamentales du sacré.”  Georges Paczynski, Rythme et gestes. Les racines du rythme musical dans les civilisations anciennes.

“Les arbres se livrent peu à peu à leurs branches, penchent vers leurs couleurs et poussent en tous sens des feuilles pour se gagner les murmures de l’air. Ils respectent comme des dieux leurs images dans les étangs où tombent parfois des feuilles sacrifiées. Les racines se demandent s’il faut ainsi s’accoupler au sol. Au milieu de la nuit, l’une sort de terre pour écouter les étoiles et trembler.” Jules Supervielle, Gravitations, 1925

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Chicane, ta voix est capable de transformer le monde

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Joyeux anniversaire au monde

  Regardons-nous On a pleuré  on a crié on a tristesse on a vomi au fond des bois seule et apeurée on a appelé au secours  quand la mort  emportait  ceux que nous aimions Regardons-nous car nous sommes fortes et grandes malgré l’amertume de la perte Nous avons trouvé la douceur Aujourd’hui je suis là  devant vous. Je vous écris comme il pleut une pleine page de vie comme si le ciel était une page et mon corps, le stylo On meurt et pourtant, pour aussi éphémères qu’on soit, être sur terre est une splendeur. J’ai beaucoup de lumière en moi beaucoup de volume Et vous aussi.  Je le vois je le sens  Ouverture, ouverture, c’était plat, c’est devenu pluriel  Tu es en terre et je suis sur terre J’ouvre mes bras en dormant désormais avant, je dormais-foetus renfrogné dans ma peur  Maintenant mes nuits sont des vies dans lesquelles j’enfonce la vie même. Maintenant mes nuits sont des jours en puissance Et je respire Et je respire Et je respire Et ...

Je n'ai plus envie que mon chant s'appelle silence

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