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Certaines de mes cellules voyagent en ce moment

 Trois semaines de vie

Trois semaines possibles

Je t'ai aimé

Autant que j'ai aimé

Me rendre compte

Que j'avais à nouveau

Confiance en la vie


Pour vivre dans le futur

Il m'a fallu te dire au revoir

Pour aimer l'Amour de ma vie

Il m'a fallu te livrer à l'infini

    Qui es-tu ?

On t'aime

Tu fais partie de la famille

Petit être cosmique

Reparti dans les mystères du temps

À jamais gardien de mes cellules


Certaines de mes cellules voyagent en ce moment

Dans les limbes du possible

Pour ça,

Je te remercie.


Et nous

On va se débrouiller

On a le désir qu'il faut pour

Se fertiliser à nouveau.

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Chicane, ta voix est capable de transformer le monde

J'ai écrit ce texte à propos du spectacle JOYEUX ANNIVERSAIRE CHICANE, de la compagnie Carte Vitale Acceptée.      La première chose que Chicane fait, c’est chantonner. Plus exactement, il fait des bruits comme des bruissements de plaisir, mais il en ressort, si l’on tend son oreille sensible, de la musicalité. Tout un paysage sonore (au sens de R. Murray Schafer) apparaît, il est indéniablement rythmique et musical. Et il se raconte chez certains que le chant est toujours le début d’un cri.  Non, ce n’est pas la première chose qu’elle fait. Ah bon ?  Non. Alors c’est quoi ? C’est dire “moi”.  Chanter et dire “moi”, est-ce que c’est pas la même chose ? De toute façon, la plupart du temps, Chicane cherche ses mots. Il nous dit “alors alors alors alors alors” et nous le répète “alors alors alors alors alors” comme si il allait constamment  se passer quelque chose Chicane est constamment  au bord du langage au bord de la chose le bord la frontière Pa...

MAI 2025

Beaucoup de musique ce mois-ci. Beaucoup de rythme en moi. Je deviens musique par endroits. https://youtu.be/fI3gQo_SFK0?si=rMn1tqggBI0nGEk- https://youtu.be/HmLk2vSXXtk?si=_eokDMz_Wm_yM1IW   https://youtu.be/pxr22ih0r9A?si=SwWYc1A4EnMlX4g1   On regarde autour de soi et on voit un monde impénétrable, incompréhensible. Alors, soit on lève le poing, soit on dit Hallelujah. J’essaie de faire les deux. - Leonard Cohen. Je crois que je prie quand je lis. Je m’y attendais pas à celle-là. Il ne me reste plus que moi à devenir. II dit que je devais faire très atten tion car si la vie s'écoulait apparemment comme un  fleuve, des montagnes vers la mer, elle courait en même  temps dans le sens inverse remontant vers sa source. -  Abel de Baricco Il est des effondrements qui sont immobiles. -  Cedric Le Penven  Toutefois Pour aussi dérisoires qu'on soit Vivre est une grâce - Christophe Manon Lorsque l’on apprécie la solitude, on apprécie la compagnie des autres sa...

Je veux que tu restes longtemps mon maintenant.

Fissure dans roche. Je suis devant fissure dans roche. Grimper l'état actuel du tout dire. Tu es fauteuil. Je suis dehors. J'aime je crois la fissure. J'use je vois la blessure de nous. Elle est, et en même temps, elle a. Orienter anatomiquement le tenir. Je tourne autour je tourne autour tu. Tu es dans fauteuil. Fissure dans velours.  Tu tournes autour tu tournes autour je. Mais sans bouger. Je ne veux pas imaginer ton squelette. Tu ne bouges tellement plus que je ne te vois plus. Que je ne vois plus notre blessure. Cachée dans fissure dans roche la blessure peut-être ? Il n'y a pas d'ophtalmologie de la vie. Il n'y a pas d'ophtalmo du cœur. Géologiquement nos âmes comme des brèches. On s'y lance, viens on y va, tu me dis "va" "va" "va" "va" Variable ou immuable minéralité de l'attente joyeuse de tes bras. Tu es la personne la plus maintenant que je connaisse. Tu es mon maintenant depuis longtemps maintenant. ...

Je n'ai plus envie que mon chant s'appelle silence

 Se terre Plus qu’une poésie du silence, j’ai le sentiment que ma poésie est une poésie qui se tait. Le silence désigne directement un espace sans paroles, alors que le se taire désigne un espace sans paroles en tant qu’il est empêché soit involontairement, soit volontairement. Il y a un endroit que de toute façon ma poésie ne peut pas dire parce qu’elle ne sait pas. J’écris parce que j’ignore. Alors, peut-être qu’en plus d’être une poésie de la terre, ma poésie est une poésie du se taire. Plus qu’une poésie de ma terre, ma poésie ne fait que se terre. La poésie, une parole qui se tait. Qui toujours cherche à se taire un peu, se cacher. Elle se tait, se terre, s’enterre. Je me mets à terre, je me mets à taire, tout en écrivant, car néanmoins, il y a un endroit qu’elle sent à défaut de savoir, et qu’elle souhaite dire en dépit de cette ignorance. Ses mots sont chargés de ce double mouvement. J’écris sous le coup de cette étrangeté. Il y a du silence dans le cri Cri et silence ont ce...

Tu fenêtres enfin.

Un sol mou.  J'ouvre les bras. J'enfonce les pieds. J'ai froid. Je chante. Je coeur. Je poème. Je peux, peins, pars, non pars pas. Je reste, ris, rame, rate. Réellement je réelle. Je vrai, vire, vois, vite. Vers toi je vais. Tu es, haut, haie, eau. Tu rivières ma rivière. Tu es réel. Tu vis vibre et vocifère.  Je porte en fer, tu fermes.  Tu ouvriras. Tu fenêtres enfin. Mon soleil soleille.  Je canapé, je sucre, tu sel. Nous, paix.

t'aimer deux

 je t'aime même si tu es malade je t'aime en bonne santé ou avec une petite grosse blessure au petit doigt au nez au poignet gauche que tu te serais faite au sport et que tu me montrerais en rentrant je t'aime quand tu es là et quand tu n'es pas là  je t'aime gros je t'aime minci je t'aime calvitie je t'aime même quand tu me laisses tomber et c'est bien ça le problème mais je t'aime quand tu es à la maison ou dans la tienne mais je t'aime quand tu m'aimes, ça je n'ai pas su, ça je n'ai pas su et tu es partu je t'aime aux toilettes et dans la chambre sur le parking d'une aire d'autoroute l'été à vingt heures en direction de la Bourgogne tu m'aimes à l'aéroport de Bastia je t'aime en train d'écrire une carte postale à Lisbonne tu m'aimes dans le vieux port je t'aime je t'aime dans la librairie devant un pot de chocolat et soufflant dans mon harmonica je t'aime nue habillée mal peignée ...