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Je veux me frotter le visage

 Je veux me frotter le visage avec de la crème de fleurs fanées

Fêter avec des confettis d'autoroute

Un peu de mort au petit-déjeuner

Un peu de mort dans mon café

Il pleut aujourd'hui des pots de confitures

R les mange pour moi

Il m'aide

à tous les manger

Il a des oxalis à la place des yeux

Il est incroyablement beau

Je lui dis merci

Je lui dis ce que je pense

Cette fois je n'utilise pas de poème

Je dis juste les mots

Mes mots comme mes organes

La même chose

Je lui dis tout

Il accepte

Il ne dit pas que c'est nul

Il ne dit pas qu'il faut se taire

Il n'écoute pas ailleurs

Il ne me coupe pas la parole

Il ne me parle pas d'un autre sujet

Je continue de parler

Jusqu'à ne plus parler

Jusqu'à lui

Jusqu'à son oreille

Jusqu'à sa bouche

Jusqu'à son baiser

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Je veux que tu restes longtemps mon maintenant.

Fissure dans roche. Je suis devant fissure dans roche. Grimper l'état actuel du tout dire. Tu es fauteuil. Je suis dehors. J'aime je crois la fissure. J'use je vois la blessure de nous. Elle est, et en même temps, elle a. Orienter anatomiquement le tenir. Je tourne autour je tourne autour tu. Tu es dans fauteuil. Fissure dans velours.  Tu tournes autour tu tournes autour je. Mais sans bouger. Je ne veux pas imaginer ton squelette. Tu ne bouges tellement plus que je ne te vois plus. Que je ne vois plus notre blessure. Cachée dans fissure dans roche la blessure peut-être ? Il n'y a pas d'ophtalmologie de la vie. Il n'y a pas d'ophtalmo du cœur. Géologiquement nos âmes comme des brèches. On s'y lance, viens on y va, tu me dis "va" "va" "va" "va" Variable ou immuable minéralité de l'attente joyeuse de tes bras. Tu es la personne la plus maintenant que je connaisse. Tu es mon maintenant depuis longtemps maintenant. ...

Tu fenêtres enfin.

Un sol mou.  J'ouvre les bras. J'enfonce les pieds. J'ai froid. Je chante. Je coeur. Je poème. Je peux, peins, pars, non pars pas. Je reste, ris, rame, rate. Réellement je réelle. Je vrai, vire, vois, vite. Vers toi je vais. Tu es, haut, haie, eau. Tu rivières ma rivière. Tu es réel. Tu vis vibre et vocifère.  Je porte en fer, tu fermes.  Tu ouvriras. Tu fenêtres enfin. Mon soleil soleille.  Je canapé, je sucre, tu sel. Nous, paix.

MAI 2025

Beaucoup de musique ce mois-ci. Beaucoup de rythme en moi. Je deviens musique par endroits. https://youtu.be/fI3gQo_SFK0?si=rMn1tqggBI0nGEk- https://youtu.be/HmLk2vSXXtk?si=_eokDMz_Wm_yM1IW   https://youtu.be/pxr22ih0r9A?si=SwWYc1A4EnMlX4g1   On regarde autour de soi et on voit un monde impénétrable, incompréhensible. Alors, soit on lève le poing, soit on dit Hallelujah. J’essaie de faire les deux. - Leonard Cohen. Je crois que je prie quand je lis. Je m’y attendais pas à celle-là. Il ne me reste plus que moi à devenir. II dit que je devais faire très atten tion car si la vie s'écoulait apparemment comme un  fleuve, des montagnes vers la mer, elle courait en même  temps dans le sens inverse remontant vers sa source. -  Abel de Baricco Il est des effondrements qui sont immobiles. -  Cedric Le Penven  Toutefois Pour aussi dérisoires qu'on soit Vivre est une grâce - Christophe Manon Lorsque l’on apprécie la solitude, on apprécie la compagnie des autres sa...