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une petite maison dans la tête

j’habite demain

je crayonne les lignes fondatrices

les murs porteurs de bientôt

j’introduis les outils dans nos mains

ceux qui fabriquent nos faims

réalisatrices de beau

commun, le village-bazar fait de bois et de livres

avance dans le calendrier qui édite

qui disperse, collines, les germes vifs de la langue

sable eau chaux terre

paille acier gravier pierre

assemblent la maison

je maisonne les mots


parce qu’un poème est comme une petite maison dans la tête

que tu trimballes jusqu’à la fête

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MAI 2025

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Je n'ai plus envie que mon chant s'appelle silence

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