Aliocha Wald Lasowski : est-ce que tout est question de rythme ?
Le journal de Louise Bourgeois, août 1984 « J'aime tous les artistes et je les comprends (groupe de sourds-muets dans le métro). Ils sont ma famille et leur existence m'empêche d'être seul. Être artiste est une garantie pour vos semblables que l'usure de la vie ne vous laissera pas devenir un meurtrier... Le public c'est des conneries, inutile. La communication est rare ; l'art est une langue, comme la langue chinoise. Qui comprend ? Les sourds muets dans le métro. La réconciliation est le sentiment le plus doux. ”
La géopoétique est bourrée d'auteurs. Et les autrices alors ? Nan Sheperd me semble être une figure fondamentale à réhabiliter. Autre chose que l'on oublie : l'aspect agricole de la question écopoétique. Je compte bien y remédier.
An Antane Kapesh, Eukuan nin matshi-manitu innushkueu / Je suis une maudite Sauvagesse où comment la vie "sauvage" est aussi une vie politique et littéraire.
J'ai écrit ce texte à propos du spectacle JOYEUX ANNIVERSAIRE CHICANE, de la compagnie Carte Vitale Acceptée. La première chose que Chicane fait, c’est chantonner. Plus exactement, il fait des bruits comme des bruissements de plaisir, mais il en ressort, si l’on tend son oreille sensible, de la musicalité. Tout un paysage sonore (au sens de R. Murray Schafer) apparaît, il est indéniablement rythmique et musical. Et il se raconte chez certains que le chant est toujours le début d’un cri. Non, ce n’est pas la première chose qu’elle fait. Ah bon ? Non. Alors c’est quoi ? C’est dire “moi”. Chanter et dire “moi”, est-ce que c’est pas la même chose ? De toute façon, la plupart du temps, Chicane cherche ses mots. Il nous dit “alors alors alors alors alors” et nous le répète “alors alors alors alors alors” comme si il allait constamment se passer quelque chose Chicane est constamment au bord du langage au bord de la chose le bord la frontière Pa...
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